Les vacances d’un serial killer

les vacances d un serial killer - Les vacances d'un serial killer

  • Auteur : Nadine Monfils
  • Ma note :       
  • Lu : août 2011

Comme chaque été, Alfonse Destrooper part en villégiature à la mer du Nord. Josette, sa femme, est bien décidée à se la couler douce, entre farniente à la plage et shopping dans la station balnéaire. Les enfants, Steven et Lourdes, emportent leur caméra pour immortaliser ces vacances tant attendues. Quant à la mémé, véritable Calamity Jane, elle les accompagne dans sa vieille caravane. Mais le voyage commence mal ! Un motard pique le sac de Josette à un carrefour et s’enfuit. Furieux, Alfonse s’arrête dans un snack pour s’enfiler une bière pendant que les deux ados, avec leur manie de tout filmer. s’amusent à planquer leur caméra dans les toilettes, histoire de recueillir quelques images truculentes. La famille Destrooper reprend finalement la route. À l’arrière de la voiture, les ados visionnent tranquillement leur vidéo. Quand, soudain, ils découvrent à l’écran le cadavre du motard gisant sur le sol des toilettes du restoroute ! Et, pour couronner le tout, la magnifique pension dans laquelle les Destrooper ont prévu de séjourner est un rade pourri. Les vacances en enfer ne font que commencer… Une comédie décapante, teintée d’humour noir et d’un zeste de poésie, un hymne à la Belgique.

 Mon avis

Je remercie chaudement Sandra G. pour m’avoir permis de découvrir cet auteur belge hors norme qu’est Nadine Monfils. Nous voilà en présence d’un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) qui tient à la fois de Groland et des Monty Python. Une famille de bidochon part en vacances au bord de la Mer du Nord et les tuiles commencent à pleuvoir gentiment. Tout d’abord on perd la caravane de Mémé Cornemuse, et celle-ci saute sur l’occasion pour prendre des initiatives et vivre sa vie. Mais la fuyarde est vite rattrapée par sa famille de demeurés sur leur lieu de vacances. L’intrigue est échevelée, absurde, il n’y a absolument aucun réalisme, tout part en vrille, mais avec une superbe maîtrise. Les dialogues sont délicieux, grossiers, imagés, argotiques, les personnages sont déjantés du début à la fin, de vraies caricatures de dingues. Les situations abracadabrantes se succèdent et s’accumulent sans temps mort, avec du sang, du sexe, de l’argent. Un motard assassiné, un tueur en série en vacances, une mémé dynamique et nymphomane, voilà quelques ingrédients de base d’une recette explosive et efficace.

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