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  • Auteur : John Verdon
  • Lu : avril 2011
  • Ma note :       

Ancien alcoolique reconverti en gourou pour milliardaires dépressifs dans une clinique très privée, Mark Mellery reçoit un jour une lettre anonyme, lui demandant de se prêter à un petit jeu d’esprit à première vue inoffensif… Mais l’énigme ne tarde pas à prendre une tournure sanglante et terrifiante.
Appelé à résoudre une enquête en apparence insoluble, semée d’embûches et d’indices trop flagrants pour être honnêtes, le légendaire inspecteur David Gurney, jeune retraité du NYPD bientôt rattrapé par les démons de l’investigation, se lance aux trousses d’un meurtrier aussi inventif que machiavélique — pour qui le décompte macabre ne fait que commencer…

 Mon avis

David Gurney, fraîchement retraité de la police a une glorieuse carrière derrière lui. Contrairement aux trois quarts des détectives, flics, et enquêteurs en tous genres, il n’est ni alcoolique ni célibataire. On sort un peu des stéréotypes sur ce point-là. Pour autant, on couple ne semble pas parfait, et il traîne un passé douloureux ainsi qu’une passion envahissante pour son ancien métier.
Lorsqu’un ancien copain de fac, inquiet et troublé après avoir reçu d’étranges lettres, le sollicite, l’ancien flic se laisse rapidement prendre au jeu, avant de s’engager pour de bon dans une enquête complexe.
Des lettres à énigme, un jeu de nombres, des poèmes subtilement menaçants, un meurtre brutal où absolument rien ne semble cohérent, et voilà le lecteur plongé dans une suite de questionnements sans fin. L’intrigue est formidablement bien menée, et si l’ensemble fait plutôt penser à un bon vieil Agatha Christie qu’à un sanglant Maxime Chattam, il n’en ressort pas moins que l’on reste captivé par le déroulement de l’histoire. Point de scène violente ou d’abus d’hémoglobine, l’auteur mise sur la logique et la réflexion.
Même si l’on devine l’identité du tueur 200 pages avant la fin, l’intérêt ne faiblit pas, car tout se met habilement en place jusqu’au dénouement.
Un très bon roman policier d’aspect plutôt classique, mais tellement bien maîtrisé qu’on en redemande !

Un grand merci à Laetitia et aux éditions Grasset pour cette découverte.

4 commentaires sur “658”

  1. Très très tentant …. l'hémoglobine et les scènes choc ne peuvent jamais remplacer une intrigue bien menée et là, cela semble parfait de ce côté-là !

  2. Il est dans ma PAL …intéressant de voir que l'intérêt ne faiblit bien qu'on ait découvert l'identité du tueur ! 😮

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