Mois : juin 2014

Il faut qu’on parle de Kevin

affichekevin - Il faut qu'on parle de Kevin

affichekevin - Il faut qu'on parle de Kevin

  • Auteur : Lionel Shriver
  • Ma note :   
  • Lu : 06/2014

À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian exécute neuf personnes dans son lycée. À travers des lettres au père dont elle est séparée, sa mère retrace l’itinéraire meurtrier de leur fils. Un roman coup-de-poing, violent, complexe, qui s’attaque aux pires des tabous.

 Mon avis

We need to talk about Kevin est également un film dont j’avais vaguement entendu parler lors d’un festival de Cannes de je ne sais plus quelle année. Sur le point de le visionner, j’ai réalisé qu’il était basé sur un best-seller, dont je n’avais pas entendu parler. Oui, je suis à la pointe de l’info !

J’ai donc lu le livre avant visionnage, et ô stupeur ! prends-toi une baffe dans la tronche. Oui, ce livre est une baffe dans la tronche. Tout d’abord, l’auteur, comme son nom de l’indique pas, est une femme. Le contraire m’aurait inquiétée, tant le ressenti de la narratrice est d’une rare profondeur. Un homme aurait eu du mal à rentrer dans l’esprit d’une femme aussi profondément.

Lire la suite Il faut qu’on parle de Kevin

Home

homepic - Home

homepic - Home

  • Auteur : Toni Morrison
  • Ma note :
  • Lu : 06/2014

L’’histoire se déroule dans l’’Amérique des années 1950, encore frappée par la ségrégation. Dans une Amérique où le « White only » ne s’applique pas qu’aux restaurants ou aux toilettes, mais à la musique, au cinéma, à la culture populaire. L’Amérique de Home est au bord de l’implosion et bouillonne, mais c’est ici la violence contre les Noirs américains, contre les femmes qui s’exprime. Les grands changements amorcés par le rejet du Maccarthisme, par la Fureur de vivre ou le déhanché d’Elvis n’ont pas encore commencés. En effet, les Noirs Américains sont brimés et subissent chaque jour le racisme et la violence institutionnalisés par les lois Jim Crow, qui distinguent les citoyens selon leur appartenance « raciale ». Pour eux, le moindre déplacement, même le plus simple, d’un état à l’autre, devient une véritable mission impossible. En réponse à cette oppression, l’entraide et le partage – facilités par l’utilisation du Negro Motorist Green Book de Victor H. Green qui répertorie les restaurants et hôtels accueillant les noirs dans différents états – sont au cœur des relations de cette communauté noire dans une Amérique à la veille de la lutte pour les droits civiques.
Lire la suite Home