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La veille de presque tout

la veille de presque tout - La veille de presque tout

Cet auteur, qui a rejoint la liste de mes chouchous en seulement deux romans, confirme sa place avec son dernier-né. Cette fois-ci il nous propose un roman plus court que les précédents lus sur ce blog, mais on y retrouve toutes les qualités de l’auteur.

Des larmes sous la pluie Bruna Husky #1

des larmes sous la pluie - Des larmes sous la pluie

Auteur : Rosa Montero Ma note :      Lu : février 2016 États Unis de la Terre 2119, les réplicants meurent … Plus Des larmes sous la pluie Bruna Husky #1

Le jour des chiens

le jour des chiens - Le jour des chiens

le jour des chiens - Le jour des chiens

  • Auteur : Alicia Gimenez Bartlett
  • Ma note :       
  • Lu : mai 2015

L’inspectrice Petra Delicado se voit confier la tâche peu valorisante d’enquêter sur le meurtre d’un inconnu roué de coups dans une ruelle sordide de Barcelone. Personne ne semblait connaître la victime, personne n’est venu identifier son corps. L’unique témoin du drame est son chien, un témoin muet que Petra va s’efforcer de faire « parler ». Avec obstination, elle poursuit une enquête dont tout le monde semble se désintéresser. Elle croisera, outre de nombreux chiens et éleveurs de chiens, des femmes qui ne laisseront pas insensible son adjoint Garzon.
Dans cette deuxième aventure du tandem barcelonais, Alicia Gimenez Bartlett explore la réalité sociale, mais aussi les relations amoureuses, sur un mode ironique et désenchanté.

 mon avis

Second volume des enquêtes de Petra Delicado, Le jour des chiens est tout aussi réussi que l’entrée en matière de Rites de mort. Nous retrouvons notre duo, toujours aussi improbable, face à une drôle d’enquête. On retrouve ici toutes les qualités du  premier volume, avec une part encore plus importante accordée à la vie privée de nos deux héros. Les dialogues sont toujours aussi savoureux, parfois surréalistes, et la répartie de Petra toujours percutante.
Pour se faire plaisir un petit extrait réjouissant qui donne le ton :

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Le bourreau de Gaudí

le bourreau de gaudi - Le bourreau de Gaudí

le bourreau de gaudi 617x1024 - Le bourreau de Gaudí

  • Auteur : Aro Sainz de la Maza
  • Ma note :
  • Lu : avril 2015

Un corps en flammes est retrouvé pendu au balcon d’un des monuments les plus emblématiques de Barcelone, La Pedrera, d’Antonio . Bien mauvaise publicité pour la ville à quelques semaines de la consécration par le pape de la Sagrada Familia. Les services policiers sont aux abois et réintègrent l’électron libre Milo Malart, révoqué par mesure disciplinaire. Tandis qu’il enquête en binôme avec une jeune sous-inspectrice, qui semble tout droit sortie d’une série américaine à succès, les meurtres s’enchaînent selon un rituel immuable : toujours des membres de l’oligarchie barcelonaise, férocement mutilés au sein des édifices du célèbre architecte qui fait la gloire de la ville. Barcelone a vendu son âme au diable ; elle doit payer le prix de sa magnificence.
La chasse à l’homme est ouverte, mais qui cherche-t-on ? Un prédateur sadique assoiffé de vengeance ou la victime d’un système politique arrogant et corrompu, qui sacrifie les plus fragiles au faste tapageur de la ville et à sa manne touristique ? Pour répondre, il faut d’abord décrypter le symbolisme ésotérique des œuvres de Gaudí, aux formes proprement hallucinantes.
Dans une intrigue magistralement tenue jusqu’à la dernière page, orchestrant pressions politiques, énigmes maçonniques, mœurs dissolues et presse à sensation, Le Bourreau de Gaudí plante l’envers du décor d’une cité unanimement saluée pour sa beauté et sa prouesse architecturale. Une “Ville des prodiges” terriblement moderne et effroyablement archaïque.

 Mon avis

J’attendais beaucoup de ce polar, sans trop savoir pourquoi (enfin si, sans doute les critiques élogieuses lues ici et là, car on a beau vouloir les ignorer, ça donne tout de même une tendance, un espoir !), hélas, c’est tombé à plat !
Je n’ai rien retrouvé des qualités évoquées, suspens, rythme, personnages… J’ai suffisamment apprécié le début pour continuer par curiosité, mais la sauce a eu du mal à prendre, vraiment ! Je ne sais pas si la seule traduction est en cause, mais on peut déjà dire qu’à ce niveau-là il y a des soucis que je considère comme majeurs. Pléonasmes à répétitions, termes désuets, voire anachroniques, tournures de phrases étranges, la chose empire au fil de la lecture, et on a droit à plusieurs aberrations. J’ai du mal à visualiser une situation, de nos jours, où des flics emploieraient des termes tels que « sornettes », ou « calembredaines ». Maigret, sors de corps ! Je manque peut-être d’imagination, c’est possible.

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