Tous les articles en CLASSEMENT PAR GENRES

Ethan Frome

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  • Auteur : Edith Wharton
  • Ma note :       
  • Lu : novembre 2014

Les montagnes du Massachusetts à la fin du XIXe siècle. Ethan Frome est un jeune homme pauvre qui aime les livres et rêve de voyages. Il a hérité d’une ferme et d’une scierie qui ne rapportent rien, épousé une vieille cousine hypocondriaque. Et, sans comprendre ce qui lui arrive, il tombe amoureux pour la première fois. En trois jours, sa vie va basculer. Même la mort ne voudra pas des héros de cette tragédie rurale, chef-d’oeuvre atypique d’Edith Wharton.

 Mon avis

Ethan Frome, court et rapide petit roman d’Edith Wharton (l’occasion pour moi de la découvrir), se lit à peu près d’une traite, avec un ou deux mouchoirs à proximité pour les plus émotifs. Car l’ambiance est sombre, pessimiste, le propos est désespérant. Vous êtes avertis.
Le narrateur fait la connaissance d’Ethan Frome, quinquagénaire ombrageux et estropié, peu causant, dont le voisinage rechigne à raconter complètement la triste histoire. Lorsque les circonstances amènent Ethan à recevoir le narrateur chez lui, dans son intimité, celui-ci entame le récit de la vie d’Ethan à partir de bribes de témoignages.
Vingt ans plus tôt, Ethan vit avec sa femme, Zenobia, de sept ans son aînée. Mariés par reconnaissance et pragmatisme, le couple n’a pas grand-chose en commun et semble plutôt malheureux. L’arrivée de Mattie, la cousine de Zenobia va apporter un peu de lumière et de joie dans le foyer, mais éveiller la méfiance de l’épouse aigrie et maladive.
Pour ne pas vivre séparés, Ethan et Mattie vont commettre un geste radical.
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L’a-t-elle empoisonné ?

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  • Auteur :  Kate Colquhoun
  • Ma note :  
  • Lu : novembre 2014

Liverpool, le 11 mai 1889. James Maybrick succombe à une maladie dont les médecins ne savent déterminer la nature ni la cause. Florence, sa jeune épouse américaine, est immédiatement soupçonnée de l’avoir empoisonné à l’arsenic. Mais cette substance est aussi l’ingrédient majeur des remèdes et toniques consommés par son mari depuis sa jeunesse…
Florence est accusée de meurtre et appelée à comparaître. Férocement débattue au tribunal et relayée en « une » des principaux journaux, cette affaire riche en rebondissements et en polémiques a retenu l’attention de la population pendant des mois.
À travers la reconstitution d’un fait divers retentissant, Kate Colquhoun analyse avec une grande finesse les paradoxes et dilemmes qui marquèrent la société anglaise de la fin de l’ère victorienne.

 Mon avis

Je ne connaissais pas Kate Colquhoun, mais j’avais lu et beaucoup aimé L’affaire de Road Hill House, de Kate Summerscale, dans le même genre.
Nous avons là un fait divers survenu à Liverpool en 1889 : une jeune Américaine est accusée d’avoir empoisonné son mari Anglais à l’arsenic.

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L’œuvre de dieu, la part du diable

  • Auteur :  John Irving
  • Ma note  
  • Lu : novembre 2014

Dans l’orphelinat de Saint Cloud’s, l’excentrique Dr Larch officie de manière très spéciale. Il assure  » l’œuvre de Dieu  » en mettant au monde des enfants non désirés et réalise  » la part du diable  » en pratiquant des avortements clandestins. Homer Wells, le protégé de Wilbur Larch, ne se voit pas vivre ailleurs qu’à Saint Cloud’s. Auprès de ce dernier, il va apprendre le  » métier « , et peu à peu tracer son chemin en s’éloignant avec audace des plans du docteur. Mais s’il part, saura-t-il s’adapter ?

 Mon avis

Mon premier Irving. Mon premier auteur en « I ». Gros sujet, gros pavé. Le docteur Wilbur Larch administre un orphelinat du Maine au début du XXe siècle, assisté par deux infirmière dévouées, Edna et Angela. Obstétricien, Larch met au monde des orphelins, mais sa conscience le pousse aussi à enfreindre la loi en pratiquant des avortements illégaux, du moment que la vie de la mère n’est pas mise en danger.

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Générations Silo #3

La boucle est bouclée ! Après le gros flashback de Silo – Origines, on retombe sur nos pattes avec un Silo 18 encore sous le choc des derniers événements, et un Silo 1 dénué de tout scrupule. Juliette, élue maire malgré elle, entend bien profiter de ce privilège pour sauver son Silo, tandis que Donald et Charlotte, toujours plus ou moins clandestins, tentent de trouver une solution pour rompre le cycle et changer le destin des habitants des silos. Le rythme s’accélère, il faut agir vite, la conclusion est proche. Le huis-clos est toujours aussi efficace, la tension monte au fil des pages et les possibilités de survie ne sont pas légion, chacun lutte de son côté, face à la mégalomanie d’un seul homme. Mensonges, désinformation, manipulation, une recette qui a fait ses preuves durant des siècles, mais qui finalement n’a pas empêché quelques esprits curieux de s’éveiller et de s’interroger, remettant ainsi en question le plan initial, inimaginable. Une conclusion à la hauteur des deux premiers volumes, pleine de rebondissements et d’action, d’angoisse et de suspens. Une trilogie coup de cœur !

Renaissance

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  • Auteur : Jean-Baptiste Déthieux
  • Ma note :       
  • Lu : 10/2014

Le psychiatre m’avait pourtant prévenu. Il ne fallait pas tenter cette plongée dans les abîmes, tout seul. Surtout pas ! Vouloir remonter le temps ou plutôt le dérouler sans l’aide d’un compagnon de route, d’un guide de haute montagne aguerri, grand connaisseur du terrain et de tous les pièges que représente cette virée dans les recoins de ma mémoire, c’était de la folie !

 Mon avis

Je n’accepte que rarement des SP depuis déjà un bon moment, il faut que l’ouvrage proposé me tente vraiment beaucoup. En l’occurrence, je n’ai pas pu résister à la proposition des toutes nouvelles éditions Taurnada, qui fait aussi bien dans le papier que dans le numérique (petits prix et sans DRM !).

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Les chiens de l’aube

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  • Auteur : Anne-Catherine Blanc
  • Ma note :   
  • Lu : 10/2014

Il y a très longtemps, j’ai renié mes eaux profondes en regardant couler le fleuve.
Môme du bidonville, j’ai connu la rue, la faim. Mes jours, mes nuits tendent vers un but : survivre. Pour moi, c’est une promotion de servir dans un bordel miteux, esclave de ces dames et d’une taulière décatie.
Méfiance ! Son nouveau client est une toute-puissante ordure. Cette fois, notre Mamá a visé trop haut.
Faute d’y laisser ma peau, je dois les défendre, elle, la Chica et la Maria. Peu m’importe que les petites soient les proies d’un trafic abominable : les états d’âme sont un luxe hors de ma portée.
D’ailleurs, si je m’attendris, je plongerai dans le lac obscur des yeux de la Maria, qui reflètent mes propres abîmes.
Mais face à Don Jaime, je ne fais pas le poids.
Je n’ai pas non plus la force de refouler les eaux sombres de la mémoire. Inexorablement, elles m’entraînent vers le fleuve.

 Mon avis

Les plus âgés fidèles d’entre vous se souviendront peut-être de mon engouement pour les précédents livres d’Anne-Catherine Blanc. Bien que différents l’un de l’autre sur bien des points, L’astronome aveugle et Moana Blues avaient été d’énormes coups de cœur. Avec Les chiens de l’aube, l’auteur nous administre une nouvelle baffe littéraire dans la tronche. Si j’osais, je dirais que ce dernier-né est un poil de nez au-dessus des deux autres. Oui, carrément, et je reste sobre. Lire la suite Les chiens de l’aube

Julian

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  • Auteur : Robert Charles Wilson
  • Ma note :       
  • Lu : 10/2014

Il s’appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des Etats-Unis. Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu’il était innocent de ce crime). Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante États, tenue de main de maître par l’Église du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines. On le connaît désormais sous le nom de Julian l’agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant. Ceci est l’histoire de ce qu’il a cru bon et juste, l’histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques. Fresque post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à l’œuvre de Mark Twain, Julian est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.

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