Au-delà de l’intérêt évident d’un tel témoignage, la plume de Springora est exquise. Sans fioriture mais élégante et sobre, elle raconte sa terrible et dévastatrice emprise du pédophile avec dignité et efficacité. Un récit indispensable.
Liverpool, le 11 mai 1889. James Maybrick succombe à une maladie dont les médecins ne savent déterminer la nature ni la cause. Florence, sa jeune épouse américaine, est immédiatement soupçonnée de l’avoir empoisonné à l’arsenic. Mais cette substance est aussi l’ingrédient majeur des remèdes et toniques consommés par son mari depuis sa jeunesse… Florence est accusée de meurtre et appelée à comparaître. Férocement débattue au tribunal et relayée en « une » des principaux journaux, cette affaire riche en rebondissements et en polémiques a retenu l’attention de la population pendant des mois. À travers la reconstitution d’un fait divers retentissant, Kate Colquhoun analyse avec une grande finesse les paradoxes et dilemmes qui marquèrent la société anglaise de la fin de l’ère victorienne.
Mon avis
Je ne connaissais pas Kate Colquhoun, mais j’avais lu et beaucoup aimé L’affaire de Road Hill House, de Kate Summerscale, dans le même genre. Nous avons là un fait divers survenu à Liverpool en 1889 : une jeune Américaine est accusée d’avoir empoisonné son mari Anglais à l’arsenic.
Le 1er août 1914, le jour où l’Europe entre en guerre, le trois-mâts l’Endurance quitte Plymouth. Le but de l’expédition ? Traverser l’Antarctique. Mais, au-delà du 60e parallèle sud, les glaces se referment sur le bateau qui va lentement dériver pendant neuf mois. L’Endurance finit par se briser et Shackleton donne l’ordre à ses hommes d’évacuer le navire. Ils vont devoir survivre aux orques, aux tempêtes, au froid et à la faim avant de pouvoir enfin atteindre une terre : l’île de l’Éléphant. Mais l’hiver arrive et les chances de survie sont presque inexistantes. Shackleton et cinq hommes décident alors de partir sur le James Caird, l’un des canots de secours de l’Endurance, pour tenter de rejoindre la Géorgie du Sud. Une navigation aléatoire de 1 500 km au cœur des 50e hurlants. Les six hommes réussiront contre toute attente et leur exploit restera légendaire. Mais il leur faudra encore affronter les montagnes escarpées de Géorgie du Sud avant de pouvoir enfin déclencher les secours et réunir tout l’équipage sain et sauf. Le récit de Sir Ernest Shackleton, agrémenté des photos de Frank Hurley, offre un témoignage bouleversant.
Mon avis
Envoûtée par ces aventures polaires, j’ai enchaîné avec L’odyssée de l’Endurance, qui relate la 4e expédition britannique en Antarctique du XXe siècle. Le pôle Sud ayant été atteint en décembre 1911 par le Norvégien Amundsen, et Shackleton ayant toujours le goût de l’aventure, il ne lui reste plus qu’à tenter la traversée du continent, de la mer de Weddel à l’île de Ross, via le pôle Sud. C’est avec l’Endurance, navire conçu spécialement pour des voyages polaires, qu’il se rend en mer de Weddell, plein d’espoirs. Hélas, la tentative échouera bien vite, car l’équipe n’atteindra jamais la terre. L’Endurance restera bloqué par les glaces durant plusieurs mois, à la dérive, avant de finir broyé.
Ça sent la fin….
Désormais privés de leur « foyer », Shackleton et ses hommes vont continuer leur dérive au gré des mouvements des glaces, à la merci des baleines, du froid, de la faim. Leur seul espoir, dériver en direction des dernières îles de la péninsule antarctique, avant d’atteindre l’Atlantique Sud et de perdre leur dernière chance de survie. La plus grande partie de leurs vivres ayant été perdue avec l’Endurance, le rationnement s’impose. Shackleton, fidèle à lui-même, à plusieurs plans, auxquels il devra renoncer à chaque nouveau changement climatique. Finalement, la rupture des glaces menaçant, l’équipe poursuivra son avancée dans les canots, échappant ainsi à la laborieuse et harassante marche sur la glace, mais surexposée aux températures glaciales (dans les -20° !), car trempée en permanence. Malgré le froid, la faim, l’épuisement, tout le monde semble suivre leur chef dans son optimisme, malgré un moral parfois fluctuant vu les conditions inhabituelles. Shackleton finit par opter pour l’île de l’Éléphant, un minuscule bout de terre qui leur permettra de souffler et d’établir leur camp sur un sol stable et sécurisant. Ils y parviennent au bout de sept jours de navigation.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.